Bilan du Louis Vuitton Trophy de La Maddalena
Philippe Ligot, Team Manager d’ALEPH SAILING TEAM dresse son bilan de l’épreuve Sarde.
» Sur plan sportif cette épreuve est une source de satisfaction car nous avons franchi un sérieux cap aux niveaux de la qualité de nos manoeuvres et de nos départs. Après 25 heures de navigation pour notre équipage contre plusieurs milliers d’heures pour tous nos concurrents nous devons rester humbles et patients car nous avons encore beaucoup de travail à faire. Si nos adversaires sont les meilleurs régatiers du monde, ce n’est pas par hasard. Nous avons fait le choix d’un équipage jeune et essentiellement national, cela peut sembler être une contrainte sur le plan sportif mais à terme nous pensons que cela portera ses fruits. L’équipage est fier de courir sous les couleurs françaises et à l’instar des neo-zélandais avec qui nous avons beaucoup de points communs, nous voulons faire emmerger une génération de talents français sur l’America’s Cup.
Sur le plan du résultat, nous espérions tous mieux, notre objectif était de remporter 4 matchs et nous n’en avons remporté que deux contre les anglais de Team Origin et contre BMW Oracle (actuel Defender de l’America’s Cup). Nous avons été très frustrés de perdre de 5 mètres un match mené de bout en bout par Mascalzone Latino. Ce que je constate c’est que nous avons battu les italiens (vainqueurs à Nice), les néo-zélandais (vainqueur à Auckland avec le palmarès que l’on connait), les russes (finalistes à La Maddalena), les américains (actuels détenteurs de l’America’s Cup) et les anglais (toujours dangereux et composé de coureurs d’exception). Cela doit nous encourager à travailler et travailler encore pour nous hisser à leur niveau.
Sur le plan humain, ce jeune équipage formé autour de Bertrand Pacé s’est découvert une âme. Dans la difficulté chaque membre de l’équipe est resté très concentré sur son sujet. Je crois que c’est la marque d’un beau collectif et le point de départ préalable d’un superbe projet sportif.
Globalement, mon bilan est donc positif. Nous devons garder en tête que si notre challenge était si facile il n’aurait pas d’intérêt. Nos concurrents sont talentueux, expérimentés et entraînés mais nous avons progressé très vite en très peu de temps, les derniers mètres vont être difficiles à parcourir mais notre potentiel est important. Il faudra compter avec ALEPH pour la suite si nous croisons la route d’un partenaire/sponsor pour s’associer à notre challenge. »
CREDIT PHOTOS : MORRIS ADANT-ALEPH

